France Inter et la Présidentielle

Que se passe-t-il en ce moment à France Inter? On a un peu l’impression qu’il règne sur les ondes de la radio publique une ambiance eu-pho-rique. François Hollande caracole en tête dans les intentions de vote et les journalistes se lâchent.

Certes, France Inter n’est pas à proprement parler une radio conservatrice. Il y a une longue tradition d’indépendance sur ses ondes. Certes. Mais il semble qu’en ce moment, beaucoup de ses journalistes, favorables au candidat socialiste, laissent transparaître leur choix (et leur joie). On a un peu l’impression que c’est la fête à tous les étages et que le match est plié. Euphorie générale, débouchez le champagne! L’indépendance journalistique n’équivaut pas à un positionnement partisan.

Je suis choqué qu’Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France culture, prenne parti pour le candidat socialiste.

Je suis choqué de constater qu’une journaliste de la radio publique, tweetant depuis le compte de son émission(@67franceinter) prenne fait et cause, entre autres, pour la taxe Hollande. (Parenthèse en passant, Audrey Pulvar, tweet presque autant que Nadine Morano en ce moment).

Je suis choqué de l’indignation de Pascale Clark qui semble découvrir l’expression « IVG de confort » et qui accuse Louis Aliot de l’utiliser. Il ne me semble pas que le numéro 2 du FN en soit l’auteur. Mais il est de bon ton de s’offusquer.

Je suis abasourdi en entendant l’édito politique de Thomas Legrand chaque matin. Il me semble qu’un journaliste politique doit prendre le recul maximum et hautement nécessaire quant à ses propres convictions politiques. L’analyse des faits et des actes politiques est incompatible avec un quelconque choix partisan.

Dois-je ajouter que la chronique de Sophia Aram ne me fait pas rire? A-t-on besoin d’humoristes d’ailleurs au milieu d’invités politiques et de chroniques? Je me pose la question.

Il me semble que d’autres médias, réputés de gauche, arrivent tout à fait à respecter la neutralité et l’objectivité qui est de mise lors d’une campagne électorale. Il me semblerait normal qu’une radio du service public en fasse de même car elle appartient à tous les français et pas seulement aux sympathisants de gauche.

Aujourd’hui samedi 10 mars, une journaliste belge a le même sentiment, c’est par ici.

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