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Ride your bike

Parce que l’essence coûte un bras et parce que vos impôts servent aussi à construire des pistes cyclables, il est temps de remonter sur votre destrier à roues.

Alors oui c’est vrai, faire du vélo ça fait transpirer et c’est pas pratique pour trimballer ses courses. Mais sinon, cela n’a que des avantages. Pas de parking à payer, pas d’embouteillage, la liberté on vous dit! Emmenez un rechange avec vous dans un sac grand et pratique, et c’est parti mon kiki! (Comme ceux-ci par exemple)

Et puis maintenant, on fait tout de même du bon matos. Vous n’avez plus d’excuses.

Des supers beaux vélos pour aller très vite. Attention à la fauche…

 

 

 

 

 

Les plus beau casques sont ici: http://www.nutcasehelmets.com/

 

 

 

 

 

On fait la fête pour le nouveau magasin de loupiotes à vélo à Barcelone:

Vous pourrez vous les procurer facilement ici (c’est un peu cher cependant): http://www.knog.com.au/gear-blinder-lights/

Emmenez votre téléphone et vos petites affaires avec vous : http://shop.alt-gear.com/home/index/10078.0

 

 

 

 

 

 

Il ne faut pas oublier la petite sonnette, vous en trouverez ici des qui brillent et qui font des bruits d’animaux:

 

 

 

 

 

 

 

Des masques anti-pollution pour contrer les pots d’échappement

 

 

 

On ne saurait oublier l’indispensable cadenas, celui-ci s’attache autour de la taille:

 

 

 

France Inter et la Présidentielle

Que se passe-t-il en ce moment à France Inter? On a un peu l’impression qu’il règne sur les ondes de la radio publique une ambiance eu-pho-rique. François Hollande caracole en tête dans les intentions de vote et les journalistes se lâchent.

Certes, France Inter n’est pas à proprement parler une radio conservatrice. Il y a une longue tradition d’indépendance sur ses ondes. Certes. Mais il semble qu’en ce moment, beaucoup de ses journalistes, favorables au candidat socialiste, laissent transparaître leur choix (et leur joie). On a un peu l’impression que c’est la fête à tous les étages et que le match est plié. Euphorie générale, débouchez le champagne! L’indépendance journalistique n’équivaut pas à un positionnement partisan.

Je suis choqué qu’Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France culture, prenne parti pour le candidat socialiste.

Je suis choqué de constater qu’une journaliste de la radio publique, tweetant depuis le compte de son émission(@67franceinter) prenne fait et cause, entre autres, pour la taxe Hollande. (Parenthèse en passant, Audrey Pulvar, tweet presque autant que Nadine Morano en ce moment).

Je suis choqué de l’indignation de Pascale Clark qui semble découvrir l’expression « IVG de confort » et qui accuse Louis Aliot de l’utiliser. Il ne me semble pas que le numéro 2 du FN en soit l’auteur. Mais il est de bon ton de s’offusquer.

Je suis abasourdi en entendant l’édito politique de Thomas Legrand chaque matin. Il me semble qu’un journaliste politique doit prendre le recul maximum et hautement nécessaire quant à ses propres convictions politiques. L’analyse des faits et des actes politiques est incompatible avec un quelconque choix partisan.

Dois-je ajouter que la chronique de Sophia Aram ne me fait pas rire? A-t-on besoin d’humoristes d’ailleurs au milieu d’invités politiques et de chroniques? Je me pose la question.

Il me semble que d’autres médias, réputés de gauche, arrivent tout à fait à respecter la neutralité et l’objectivité qui est de mise lors d’une campagne électorale. Il me semblerait normal qu’une radio du service public en fasse de même car elle appartient à tous les français et pas seulement aux sympathisants de gauche.

Aujourd’hui samedi 10 mars, une journaliste belge a le même sentiment, c’est par ici.

Nous ne vous oublierons pas Pierre Seel et tous les autres

Christian Vanneste récidive et nous ressort sa litanie puante sur les homosexuels. Vanneste n’aime pas les homos et comme plusieurs démêlés avec la justice pour homophobie ne lui suffisent pas, il remet le couvert. Ainsi, il réécrit l’histoire : « En Allemagne, il y a eu la répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à, à peu près, trente mille déportés. Et il n’y en a pas eu ailleurs. Et notamment en dehors des trois départements annexés, il n’y a pas eu de déportation des homosexuels en France » , affirmant donc que cette période de l’histoire relève de « la fameuse légende de la déportation des homosexuels». Même Jean-Marie et Marine n’avaient pas osé.

Pis encore.

Serge Klarsfeld prend la défense du parlementaire, il ne faudrait surtout pas salir la mémoire de la Shoah avec la déportation des homosexuels. Honteux.

Zemmour, dans une chronique scandaleuse sur RTL, et passible de poursuites judiciaires pour négationnisme et homophobie, défend lui aussi le député du Nord. (Zemmour cite comme référence et historien, Patrick Buisson, ancien de Minute, journal d’extrême-droite. On s’étrangle. Zemmour maltraite, méconnait, et salit l’histoire de l’Alsace-Lorraine en assimilant ses habitants à des citoyens allemands pendant la seconde guerre mondiale. Les Malgré-Elles, les Malgré-Nous, les résistants alsaciens, et tout ceux qui ont souffert en Alsace-Lorraine apprécieront). Grand Maman, déportée pour résistance et arrêtée à Wihr-au-Val dans le Haut-Rhin en 1944, se retourne dans sa tombe.

En 2000, j’ai rencontré Pierre Seel, un des premiers à avoir témoigné pour avoir porté le triangle rose. Pierre était un citoyen français née en Alsace (qui je le rappelle à monsieur Zemmour est française aussi depuis 1918). Un homme courageux qui a osé parlé quand tout le monde préférait oublier. Si les historiens savent aujourd’hui que les homosexuels ont été persécutés pendant la seconde guerre mondiale, c’est grâce au courage de ceux qui se sont levés et qui ont témoigné. Combien n’ont rien dit de peur de représailles ou par honte tout simplement? Combien n’ont pas survécu à l’enfer des camps? Car il ne faut pas oublier que les plus faibles dans les camps se sont bien les homosexuels, discriminés par le port du triangle rose, qui stigmatise sur leurs personnes les violences, les viols, les privations et la haine.

Combien de déportés homosexuels dans les camps? Les livres d’histoire américains font état de 100 000 déportés pour homosexualité pour l’ensemble de l’Europe. On compte des Allemands, des Polonais, des Tchèques, et des Français parmi tant d’autres. Ils manquent dans les archives des milliers de dossiers -et pas seulement ceux des homosexuels-, volés par les Russes, détruits par les nazis, ou tout simplement égarés. D’autres archives ne sont pas même encore accessibles aux historiens et il faudra attendre de nombreuses années pour faire toute la lumière sur la déportation homosexuelle.

Des témoignages font état de lesbiennes déportées pour homosexualité et portant le triangle rouge.

Que savez-nous d’une histoire que personne ne veut entendre et se remémorer? Une chose est certaine, les homosexuels étaient persécutés et déportés en raison de leur orientation sexuelle, que cela plaise ou non à monsieur Vanneste et compagnie. Beaucoup sont morts dans les camps et d’autres ont choisi de se taire pour oublier. Près de 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ne les oublions pas. Il faut se battre pour que leurs mémoires ne soient pas salie par la bêtise.

Vidéo: Paragraph 175