Hollande a les boules à Noël

La campagne présidentielle s’accélère et la peur a changé de camp.

Les appels répétés du PS et de son candidat pour (re)mobiliser les sympathisants de gauche dénotent une fébrilité grandissante, symptôme d’une peur qui revient coller aux basques du parti à la rose. Et si la gauche perdait encore une fois la présidentielle?

Hollande a beau être donné archi favori, tous les commentateurs ont noté un manque de cohésion de son équipe de campagne, un message qui ne perce pas (plus?) vraiment, et un recul dans les sondages.Les candidatures se multiplient et les sympathisants de gauche risquent de disperser leurs voix au premier tour.

Sarko qui remonte un tantinet dans les sondages et revoilà cette bonne vieille peur de tout foirer une fois de plus qui pointe le bout de son nez. Personne n’a oublié que Ségolène Royal était en tête dans les sondages avant de dégringoler ensuite (bon, il est vrai que sa « bravitude » y était pour beaucoup).

Avec la trêve de Noël, les voeux du chefs de l’Etat pendant tout le mois de janvier, il n’y aura que peu d’espace médiatique pour François Hollande. Alors il essaie d’exister avant Noël. Quitte à trop en faire et à donner l’impression que c’est lui le challenger. Le 19 décembre, par exemple, il a inondé Twitter de messages limites « needy » (et avec des fautes d’ortographe en plus). Pas sûr que ce soit la meilleure stratégie pour montrer qu’il peut incarner la stature présidentielle.

Les électeurs n’aiment pas sentir la peur.

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